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Hannah Arendt ou l’art de l’alarme. Les origines du totalitarisme

Face aux tournants autoritaires qui surgissent aux quatre coins de la planète, il faut comprendre pourquoi les failles et les renoncements de nos démocraties, le déni de justice sociale à grande échelle, l’oppression brutale qui s’abat sur des populations entières, les entorses à la plus élémentaire légalité internationale peuvent réactiver ces « tentations fortes ». Essayons de ne pas être surpris, cette fois-ci. !

Il y a cinquante ans, le 4 décembre 1975, disparaissait Hannah Arendt. Pour lui rendre hommage, nous republions un article paru dans la revue POLITIQUE (n°46 – 2006) LIRE L’ARTICLE

«… dans la mesure où les mouvements totalitaires ont germé dans un monde non totalitaire (en cristallisant des éléments qui s’y trouvaient, car les gouvernements totalitaires ne sont pas tombés de la lune) [•••]  les solutions totalitaires peuvent bien survivre à la chute des régimes totalitaires et réapparaître de façon inédite. ( Les Origines du totalitarisme. Préface à l’édition de 1968)

Ni droite, ni gauche : l’idéologie fasciste
La matrice française du fascisme selon Zeev Sternhell

Dans le domaine des théories explicatives du fascisme, Zeev Sternhell occupe une place singulière. Traditionnellement, on trouve dans l’Italie mussolinienne la marque de fabrique du fascisme, le national-socialisme hitlérien étant une hypertrophie de ces caractéristiques premières, augmentée d’un racisme biologique (…) . Pour Sternhell, c’est en France que la droite radicale acquiert le plus rapidement les caractéristiques essentielles du fascisme, à la veille de la Grande guerre, « alors que le mot n’existe pas, le phénomène est déjà là, pourvu d’un cadre conceptuel bien solide. Pour devenir une force politique il n’attend plus que l’éclosion de conditions socio-économiques propices » . Lire la suite …
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° Zeev Sternhell, Ni droite, ni gauche. L’idéologie fasciste en France (1ère édition 1983) Éditions Complexe, 2000

L’offensive néolibérale :

la société réduite au marché

Cet article met en évidence « la bataille des idées » qui accompagne le tournant néolibéral dès ses débuts des années quatre-vingt et nonante. Les réservoirs d’idées que sont les théories économiques, dans lesquelles gouvernements et acteurs sociaux puissent largement les arguments pour réorienter leur action. Même si le tournant néolibéral apparaît d’abord comme un tournant pratique dans les politiques économiques, il s’accompagne d’une « conversion des élites ». Les liens entre la revalorisation du marché au plan économique et l’individualisation croissante au plan culturel doivent être pris en compte. Le tournant néolibéral ne doit pas s’analyser comme une simple variante de politique économique. Il est aussi une nouvelle vision du monde fort prégnante : «la société réduite au marché» . Lire le le texte en PDF (69 p.) ou Article synthèse PDF

La Belgique sur le sentier du néolibéralisme
Profil d’une politique économique (1977 – 1994)

La Belgique n’a pas connu une “révolution conservatrice” tapageuse, à « la Tatcher ». (1) Mais elle est bien devenue un pays à la politique économique néolibérale. L’analyse de cette transformation (1977 – 1994) permet également de comprendre les développements et les options des derniers gouvernements, qui malgré les variations liées au type de coalitions, se situent dans cette continuité, avec une forte accentuation par la coalition «ARIZONA»
(voir l’étude Décoder l’Arizona). Les principales conclusions que l’on peut tirer de l’évolution du rôle économique de l’État en Belgique peuvent être classées en quatre rubriques : 1 .Réorientation du rapport salarial. 2. La redistribution des revenus. 3. La gestion de la dette publique : outil de modernisation financière. 4. La modifications des aides aux entreprises, politique industrielle et privatisations. Lire la suite … / Lire l’étude (108 p.) PDF / Article de synthèse