La façade s’écroule (2)

Voilà-t-il pas que Marx est de retour !

Son influence à refait surface, là où on ne l’attendait pas. Jugez plutôt !

Le Secrétaire général de l’ONU, Mr Gutterez affirme dans un entretien au The Guardian le 9 février :
« Dépasser le produit intérieur brut, c’est mesurer ce qui compte vraiment pour les gens et leurs communautés. Le PIB nous indique le coût de tout, et la valeur de rien …».
Et de conclure :
« La domination du PIB n’est pas un hasard ; elle s’explique par le fait que le PIB mesure ce qui a de la valeur aux yeux du capital. C’est la structure du capitalisme qu’il faut finalement dépasser. » Source : The Guardian

Mais cela ne s’arrête pas là.

Le Wall Street Journal, du 9 février, titre une de ses chroniques : «The Big Money in Today’s Economy Is Going to Capital, Not Labor».
Et où on peut lire «Cette simple comparaison révèle un aspect fondamental de l’économie actuelle : les bénéfices profitent de manière disproportionnée au capital plutôt qu’au travail. Les profits ont explosé depuis la pandémie, et la valeur marchande qui leur est attribuée a encore davantage augmenté. Résultat : le capital, qui englobe les entreprises, les actionnaires et les employés les plus performants, triomphe, tandis que le travailleur moyen peine à obtenir des gains marginaux.»
Chiffres à l’appui : voir le graphique. Source : The Wall Street Journal

Et voilà que Bruno Colmant, économiste renommé, longtemps actif dans le domaine de la finance, publie une carte blanche dans La Libre Belgique du 17 février : «Travailleur ou actionnaire, qui va encaisser les dividendes de l’IA ?» dans la quelle il fait explicitement référence à Das Kapital de Marx et à sa théorie de la survaleur.
Comme le Wall Street Journal, il soulignele rôle des stratégies des industries de la tech et le développement de l’IA depuis quelques années.

Diantre, il nous faut réviser presto «la théorie de la loi de la valeur» du vieux Karl. Allo la gauche ? Allo Magnette ?

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